ENVIRONNEMENT

Cette réunion du G8 environnement doit contribuer à la mise en œuvre effective des résultats du Sommet mondial du développement durable de Johannesbourg, puisque trois thèmes clés du Plan d’action de ce sommet seront traités :

- Afrique ;
- consommation et production durables ;
- gouvernance internationale en matière d’environnement.

Pour l’ensemble de ces sujets, une attention particulière sera apportée aux problèmes liés à l’eau. La société civile (ONG, secteur privé, universitaires...) prendra également part au G8 environnement par le biais d’une rencontre avec les ministres, le 25 avril.

Fin mars, elle avait déjà été associée à la réflexion des représentants des ministères à l’occasion du Forum du G8 sur l’Avenir et l’Environnement (FAE) qui portait sur le thème de la responsabilité environnementale des entreprises.

Les travaux du G8 environnement s’inscrivent dans la perspective de la réunion des chefs d’Etat et de Gouvernement du G8 en juin 2003 à Evian.

Cette réunion se situe également dans la continuité des précédents G8 environnement.

Ainsi, le sujet " Santé et Environnement ", longuement traité lors du G8 environnement de Banff (Canada) en 2002, devrait être abordé dans le cadre des travaux sur le thème " consommation et production durables ".

La biodiversité désigne la diversité de toute forme de vie sur Terre. Elle est composée de trois niveaux : diversité génétique, diversité des espèces, diversité des écosystèmes.

Le terme biodiversité est sorti du monde scientifique en 1992 au Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro, qui a abouti entre autres à la Convention sur la diversité biologique.

Le constat : Il est aujourd’hui admis que la perte de biodiversité constitue, avec le changement climatique, l’autre menace environnementale majeure posée à l’humanité.

 

 

Pourquoi une campagne sur la biodiversité ?

La biodiversité désigne la diversité de toute forme de vie sur Terre. Elle est composée de trois niveaux :
  • diversité génétique,
  • diversité des espèces,
  • diversité des écosystèmes.
Le terme biodiversité est sorti du monde scientifique en 1992 au Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro, qui a abouti entre autres à la Convention sur la diversité biologique.

Le constat :
  • Il est aujourd’hui admis que la perte de biodiversité constitue, avec le changement climatique, l’autre menace environnementale majeure posée à l’humanité.
  • Récemment plus de 1 000 scientifiques du monde entier ont constaté que 60% des écosystèmes à l’échelle mondiale sont dégradés, alors que les services économiques, culturels et environnementaux qu’ils rendent à nos sociétés demeurent indispensables à notre développement et à notre avenir.
  • Il en va de notre santé et de la santé des plantes et animaux domestiques et sauvages, de la qualité de l’eau que nous buvons, de la fertilité des sols et des espèces cultivées, de la richesse et de la productivité de nos forêts, de nos côtes et de nos mers, de notre capacité à prévenir certaines catastrophes naturelles, de la qualité des aliments qui nous nourrissent et de la qualité de l’air que nous respirons.
  • La France, qui possède un patrimoine exceptionnel en métropole et outre mer (avec 4 zones biogéographiques européennes - alpine, continentale, atlantique et méditerranéenne -, zones tropicales, zones polaires, n’échappe pas au phénomène), a aussi son vivant menacé : en métropole, 10% des espèces végétales sont en sursis et 20% des animaux vertébrés ont disparu ou sont en grave danger sur notre territoire, 60% des zones humides ont disparu au siècle dernier…
  • 75 % des rivières contiennent des pesticides.
  • 50 % du territoire est pollué par les nitrates
Les objectifs pris par la France
  • Stopper la perte de biodiversité d’ici 2010 (objectif formulé par l’Union européenne et énoncé au Sommet de Johannesburg en 2002 par le Président de la République).

 

  • 2015 : retour à une bonne qualité des milieux aquatiques.

 

 


Trop de déchets à La Réunion

Publié dans l'édition du jeudi 3 novembre 2005 (page 8)

À La Réunion, le volume des déchets augmente. C’est ce qui ressort d’une rencontre professionnelle, organisée hier par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) sur le thème des déchets ménagers et des entreprises.

LES déchets ménagers et industriels sont à La Réunion une véritable plaie.

Le centre de stockage de la rivière Saint-Étienne a atteint sa saturation en 2004. Le second centre de stockage, situé à Sainte-Suzanne devrait arriver au même stade en 2007.

De plus, les retards dans la réalisation des infrastructures (déchetteries, stations de transfert, plates-formes de compostage) destinées à éliminer les déchets se traduisent par une forte poussée de l’enfouissement.

Celle-ci entraîne à son tour une saturation beaucoup plus rapide des deux centres de stockages.

Par conséquent, cela provoque à court terme une insuffisance des capacités existantes de traitement et d’élimination des déchets ménagers.


Devant cette situation peu encourageante, il s’agit pour Daniel Gonthier, conseiller général, de trouver des solutions légales afin de faire face aux besoins d’ordre foncier, mais aussi financier. Gérer et traiter les déchets coûte effectivement cher. "En 2003, le coût total de la collecte et du traitement des déchets s’élevait à 70 millions d’euros, soit 170 euros la tonne et 94 euros par habitant", précise-t-il.
Daniel Gonthier a rappelé que le plan de gestion des déchets ménagers a été révisé, et prévoit à l’échéance 2010 la réalisation de 58 déchetteries, 7 stations de transit, 12 plates-formes de compostage, 5 centres de tri, 2 incinérateurs (l’un au Nord-Est et d’une capacité de 97.500 tonnes et l’autre au Sud-Est, d’une capacité de 150.000 tonnes) et 2 centres de stockage de déchets ultimes. L’ensemble coûtera 196 millions d’euros. Le conseiller général a aussi annoncé la création prochaine d’un observatoire des déchets, basé sur SINOE (système d’information et d’observation de l’environnement).

Gestion collective

Claude Futhazar, du Conseil régional, a indiqué qu’en 2004, le gisement de déchets industriels banals, s’élevait à 90.000 tonnes, dont 27.000 tonnes ont été valorisées. Il a souligné l’importance de développer des projets de gestion collective des déchets sur les zones d’activités, de former les chefs d’entreprises à cette gestion, et d’inciter les entreprises à trier leurs déchets. Concernant les gisements de déchets dangereux (huile, batterie), ils s’élevaient en 2004, à 12.000 tonnes.


Michèle Pappalardo, présidente de l’ADEME, a pour sa part évoqué les trois grandes préoccupations, au niveau national, en matière de gestion et de traitement des déchets : la hausse de la production des déchets, qui est passée, ces dix dernières années de 320 à 360 kilos par an et par habitant, le coût de cette gestion, et la hausse de la pénurie des moyens d’élimination de ces déchets. L’État a ainsi défini des orientations pour tenter de régler le problème de l’augmentation de déchets. Celles-ci ambitionnent de limiter et de prévenir la quantité d’ordures ménagères (passer actuellement de 290 kilos par habitant et par an à 200 kilos en 2015) d’améliorer le recyclage, de sensibiliser le public, et de mieux structurer la gestion des déchets.

Elle a précisé que les spécificités réunionnaises en matière de gestion de déchets seraient prises en considération lors de la rédaction du prochain contrat d’objectif en 2006.
Rappelons que, s’agissant des filières de valorisation, les papiers et cartons triés grâce à la collecte sélective, sont exportés vers des papeteries en Afrique du Sud. Le plastique et le verre sont partiellement valorisés dans l’île. La plupart de ces matériaux est exportée pour la valorisation vers l’Inde. Quant à l’acier et l’aluminium, après broyage et compactage, ils sont exportés vers les unités de valorisation d’Asie.


Le principe de l’opération. Le "Jardin de l’écologie" est un événement organisé par le Ministère de l’écologie et du développement durable dans le cadre de la campagne de sensibilisation aux changements climatiques et à la perte de biodiversité. Cette exposition ludique et pédagogique se déroulera du mercredi 4 au dimanche 8 octobre 2006, au Jardin du Luxembourg à Paris. Tout au long de la visite vous pourrez découvrir et comprendre ce qu’est la biodiversité et l’importance de la protéger. Vous constaterez la forte mobilisation de la communauté internationale.