Cascades et bassins
Certains bassins et cascades sont accessibles en quelques minutes. C'est le cas de la rivière Langevin. D'autres sont plus enfouis. Reculés ou non, ces sites sauvages et naturels prodiguent des moments éblouissants. L'eau turquoise et transparente rappelle des cartes postales idylliques. Nos suggestions :
Le bassin bleu
Accès : direction Sainte-Rose. Après la station service, prendre la route qui part à gauche, le Bassin Bleu est au niveau du radier. On peut s'y baigner toute l'année, mais le week-end c'est la cohue.
La rivière Langevin
Accès : direction Saint-Joseph. Après avoir traversé la ville, au niveau du pont de la rivière Langevin, les ruines d'une ancienne balance sont le point de départ d'une route spectaculaire et fruitière. On remonte le lit de la vallée sur une dizaine de kilomètres, pour admirer la superbe cascade de la Grande Ravine. A la pancarte « Trou Noir », un sentier mène à un joli bassin avec cascades.
Cascade du Niagara
Accès : avant la sortie Sainte-Suzanne, prendre à droite après l'arrêt de bus, juste avant le pont. Une pancarte l'indique. Suivre sur un peu plus de deux kilomètres un chemin bétonné étroit conduisant à un petit cirque du haut duquel se jette une jolie cascade de quelques dizaines de mètres. |
Les fonds marins
La plongée sous-marine dans les eaux chaudes (/23 et 29°) réunionnaises permet de découvrir de nombreuses espèces tropicales aussi bien en lagon qu’en eau profonde.
Barracudas, murènes, poissons perroquets, mérous, cochers, raies, poissons- clowns, dauphins sont fréquemment répertoriés, les requins et baleines le sont plus rarement.
La découverte du sud sauvage nous fait retomber dans les souvenirs de la Réunion d’il y a 50 ans. Tous ces villages ont gardé le patrimoine du passé et le charme des vieilles maisons créoles.
La végétation luxuriante de cet région est splendide. Les forêts de bois de couleur d'un vert intense, qui constrastent avec le bleu océan, offrent un spectacle sans cesse renouvelé. Partez à la découverte du tremblet, du puits arabe et de toutes les splendeurs du Sud, vous en serez comblé.
Saint-Philippe est la capitale incontestable du Sud Sauvage.Vous y trouverez les flancs du volcan de la fournaise, la forêt luxuriante de mare Longue de même qu'une côte particulièrement sauvage.

Éloignée des grandes villes elle a su garder son authenticité.Impossible pour un béotien de s'y retrouver sans l'aide d'un guide dans ce foisonnement de plantes et d'arbres : Ginou ou Patrick explique l'origine de la vanille (Mexique) et nous précise que c'est une orchidée, regrette la disparition de l'abeille qui polinisait, révèle que l'amandier des Andes est de la même famille que le café, que le poivrier est une liane. « Saviez-vous que les baies rose ont été longtemps considérées comme des pestes végétales c'est-à-dire des plantes envahissantes et donc nuisibles , et qu'on les arrachait ? Aujourd'hui, La Réunion les exporte ! ». Pour être sûr que chacun suit les explications, le guide nous interroge : « A quelle famille appartient le poivre ?.Réponse : les Pipéracées.Et la noix de cajou ?. Les Anacardiacées ».Le guide a les yeux partout, et une telle connaissance de ces lieux qu'il y
détecte le moindre mouvement : ici, juste sur le chemin, un endormi (= caméléon) qui a creusé le sol pour y pondre, là un autre qui paraisse sur une tige.
De temps en temps, on s'écarte du groupe pour se laisser simplement envahir par ce petit paradis perdu.

En 1986, le domaine des Colimaçons et sa très belle villa sont transformés en centre d'étude. Objectif : cultiver, préserver et étudier des centaines d'espèces végétales.
En 1999, le conservatoire est agréé par le ministère de l'Environnement. Le Conservatoire Botanique de Mascarin reste ainsi le seul du genre dans tous les départements et territoires d'outre-mer.
L'entrée du Conservatoire Botanique de Mascarin débute par de longs escaliers bordés d'araucarias qui nous hissent aux pieds de la bâtisse principale.
Un décor soigné et une vue plongeante sur le littoral sud ouest annoncent une promenade bien agréable autour de ce domaine parfaitement entretenu.
Quatre visites guidées sont organisées chaque jour. A partir de 10 heures et jusqu'à 15 heures. Trois des cinq collections y sont commentées : Réunion, Verger et Plantes Lontan. Il est possible aussi de découvrir les différentes collections proposées dans le jardin de 7 ha librement.
Conservatoire Botanique de Mascarin
2, rue du Père Georges, Route des Colimaçons. Saint-Leu. 02.62.24.92.27. Ouvert du mardi au dimanche de 9 h à 17 heures. |
Volcan, le Piton de la Fournaise

L'île de la Réunion a été formée par deux éruptions volcaniques successives, le premier centré sur le massif du Piton des Neiges, le second sur le Piton de la Fournaise.
A l'origine, ce volcan est responsable de la formation de sa partie nord-ouest. C'est à lui que l'on doit notamment la création des cirques (Mafate, Salazie, Cilaos) à l'issue de quatre épisodes volcaniques consécutifs et superposés
C'est sur le flanc sud-est du précédent que s'est édifié le Piton de la Fournaise. Ce second volcan de type hawaiien, c'est-à-dire émettant des laves basaltiques très fluides, est considéré comme l'un des plus actifs au monde, avec une éruption tous les dix mois en moyenne.Un dépaysement total, des paysages lunaires, le volcan est une destination à ne manquer sous aucun prétexte.
Accès :
Depuis Saint-Pierre ou Saint-Benoît, rendez-vous au Bourg Murat par la route des Plaines. Au niveau de la Maison du Volcan, prenez la route du volcan. Continuer à travers la Plaine des Sables jusqu'au parking du Pas de Belcombe. Une des meilleures façons de découvrir l’île dans toutes ses splendeurs est de la survoler.
Une fois là-haut, on se rend vraiment compte du relief tranchant des cirques, du contraste de paysages entre les lagons et les montagnes et de la beauté de cette île intense.
L'île de la Réunion est née d'un volcan. Comme vous le savez peut-être, la terre volcanique est particulièrement fertile. Tout y pousse à une vitesse incroyable!
La flore de la Réunion agesdigènes ne se rencontrent que sur l'île, tandis que 60% d'entre elles ne se trouvent uniquement dans les Mascareignes.
Une loi de 1852 oblige de conserver en bois le dixième des terres. L'ONF gère 120.000ha d'espaces naturels

Le jardin des Parfums et des Epices, situé près de Saint-Philippe, en plein « Sud sauvage », est le 1er jardin privé de La Réunion à avoir ouvert ses portes au public. C'était en 1989 !
Depuis, la famille Fontaine, infatiguablement, fait découvrir ( sur réservation ) quelques-unes des 1 500 plantes ou essences de ce vestige de la forêt primaire des « Bas », partie intégrante de la forêt botanique de Mare-Longue.
Un jardin en grande partie naturel
C'est un jardin en grande partie naturel : les graines ont été apportées là, sur une coulée de lave vieille de huit siècles, par les oiseaux et les cyclones. Nombreux arbres endémiques donc, bois de pomme, grand natte, affouche, une centaine d'espèces de fougères, plus de 60 espèces différentes d'orchidées.
De son côté, l'homme y a introduit, sur l'humus né de la décomposition des plantes endémiques, des plantes à épices (poivre, vanillier, cannelier, cardamone.) et certains arbres fruitiers qui aujourd'hui deviennent rares : carambolier, bilimbi, manadariniers (le jour de notre visite, chacun a eu droit à de délicieuses mandarines cueillies directement sur l'arbre).
Sans compter les nombreuses plantes médicinales comme le camphrier.
Le Conservatoire Botanique de Mascarin se situe aux Colimaçons dans les hauteurs de Saint-Leu, sur la côte Ouest . Niché sur une ancienne grande propriété agricole, le jardin offre, sur 7 hectares , toute la richesse de la flore réunionnaise.
La visite s'articule autour de cinq collections : Plantes Lontan, Verger, Réunion, Plantes Succulentes et collection Palmiers. Mieux vaut prendre son temps dans ce magnifique espace pour en apprécier chaque recoin.
Un peu d'histoire. Nous sommes en 1857 lorsque le Marquis de Chateauvieux tombe sous le charme, du domaine des Colimaçons situé sur la commune de Saint-Leu, recouvert à l'époque de champs de cannes à sucre. Il achète ainsi 660 hectares allant du littoral jusqu'à près de 1 000 mètres d'altitude. En plein milieu de son domaine, le Marquis fait ériger une maison de 36 pièces pour ses 10 enfants et ses serviteurs. Il fait également construire sa propre église du Sacré Cœur, toujours en place aujourd'hui et classée Monument
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